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La Sélection Estivale? [Des Copains]

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Faire participer les copains est une chose que nous aimons pratiquer ici et surtout quand nous trouvons parfois des thèmes pour regrouper les différents bloggeur que nous apprécions.

Bien évidemment, il en manque bon nombre, mais période estivale oblige, tout le monde n’est pas forcément disponible et nous non plus d’ailleurs, nous avons mis en berne quelques semaines le blog. Laissons leur la parole!!!

Clovis vous parle de …

  • Description

    L’histoire :

    Au Soixante-et-unième siècle, l’homme se déplace à travers la galaxie et à colonisé de nouvelles planètes. Ecoeuré par l’artistocratie pervertie dont il est issu, Brian Ironwolf se retourne contre l’impératrice Erika Morelle D’Klein Hernandez, il décide alors de détruire les forêts appartenant à sa famille, source du bois antigravitationnel qui permets aux navires de voguer sur les mers stellaires. Trahi et laissé pour mort, Ironwolf réapparaît huit ans plus tard pour mener la révolution contre la cruelle Erika et sa terrifiante armée de vampires, La Légion du Sang.

    Scénario Howard Chaykin + John Francis Moore

    Dessin: Michael “Mike” Mignola

    Couleurs Richmond Lewis

    Editeur: Zenda

    Sortie: 1993

  • Sa lecture de l'été?

    Au niveau du scénario c’est extrêmement réchauffé. Le brave rebelle qui se fait passer pour mort et débarque des années plus tard en mode “ah ah vous ne m’avez pas tué tralala !”.

    Le scénario cliché engendre malheureusement des personnages tout aussi clichés dans des tropes déjà usés jusqu’à la moelle, livrant alors un récit plus réchauffé que les flageolets de la mémé au repas de famille du dimanche. J’avais pris ce bouquin parce que je voulais voir du Mignola avant Hellboy et parce que “Le cycle des épées” m’avait beaucoup plu et réunissait également Chaykin et Mignola, donc pour moi c’était de la qualité présumée.

    Si l’histoire est passable, Mignola a fait un travail plus que correct sur les dessins mais on sent qu’il navigue encore entre deux eaux pour son style visuel mais ne trompera pas le lecteur de Hellboy. Beaucoup de ce qui est ici se retrouvera dans Hellboy des années plus tard, même l’arme lance flammes “Vulcan 20” qui deviendra une grenade dans les aventures du démon écarlate.

    Il y a un je ne sais quoi de steampunk apporté par l’ambiance générale et ce n’est pas vilain mais j’ai trouvé que certaines scènes d’action restaient malgré tout un peu statiques voir brouillon par certains endroits. L’histoire se perds dans des méandres moralisateurs (encore…) très clichés, si bien que j’ai juste l’impression de voir un Super Marie-Antoinette en tant que dirigeante de l’empire. Et La Légion de Sang est plus un truc du genre “on a des vampires dans l’histoire !” qui fait vraiment excuse non justifiée pour avoir des vampires. Ok des Vampires extraterrestres mais des vampires quand même. La scène de combat final est celle qui m’a le plus plu mais j’avais l’impression de lire “Le Cycle des épées” autant à cause du style visuel que des couleurs, qui d’ailleurs manquaient un peu de peps et se confondaient éuassi trop souvent en nuances trop fades et trop proches donnant une impression générale de monochromie rébarbative.

    Je suis également un peu déçu par la fin qui m’a semblé assez expédiée et trop ouverte pour être une vraie fin. ça se laisse lire, mais c’était une déception que je n’ai pas pu cesser comparer aux aventures de Fafhrd et du Souricier Gris. Sans Mike Mignola je pense que j’aurais rapidement revendu tout le truc parce que c’était vraiment très moyen alors qu’il y avait la possibilité d’en faire quelque chose de très sympa.

Bruce Lit vous parle de …

  • Description

    L’histoire :

    Au Wyoming existe une petite ville inconnue des cartes routières dénommée Eden. Sa spécificité ? Être peuplée de criminels !

    Sous la férule du maire Dana Schiffron, Eden vit…paisiblement sachant que toute infraction pouvant entraver la tranquillité et la sécurité de la ville sera passible de mort ! Lorsque l’histoire commence, nous faisons connaissance avec Mark son fils, le postier d’Eden.

    Scénario : Matt Hawkins / Bryan Hill

    Dessin: Isaac Goodhart

    Couleurs Richmond Lewis

    Editeur: Panini

    Sortie: 2017

  • Sa lecture de l'été?

    D’apparence banale, Mark va vite devenir un personnage fascinant. Et pour cause, celui-ci est atteint du syndrome d’Asperger une forme d’autisme  souvent exploitée par le cinéma et qui   lui confère des facultés d’observation et de raisonnement hors-normes. Lorsque survient le premier meurtre en Eden et que l’autorité de sa mère va être éprouvée, Mark va quitter sa routine pour s’imposer progressivement comme le leader de cette communauté douteuse.

    Son intelligence et son raisonnement lui permettront-ils de ne pas sombrer dans le crime ou est-ce que l’environnement ambiant ainsi que son lourd héritage familial achèveront de le transformer en salaud sans âme ?

    A la fois thriller et film de prison en plein air, Postal livre au premier abord des personnages clichesques : l’handicapé naïf au cœur pur, la belle serveuse de cafeteria, le nazi repenti et le chef de secte. Pourtant, l’écriture de Hawkins est irréprochable et parvient à donner profondeur et ambivalence à des personnages plus riches qu’il n’y paraît, au point souvent de prendre à contrepied ce que le lecteur pouvait en attendre.

    Tous jouent un double jeu, manipulent même les êtres aimés et vivent dans un état de frustration permanent. Car Postal aurait pu s’appeler Control tant il y est question de maîtrise de soi, des émotions et des autres.  Ne pas perdre la face. Ne pas perdre la vie. Ne pas perdre tout court.

    En moins de 5 volumes, Postal réussi à rendre crédible une histoire abracadabrante de criminels à la recherche de lois. Donnez sa chance au facteur de Postal, il ne sonnera pas deux fois !

Sonia D vous parle de …

  • Description

    L’histoire :

    A la suite de la Première Guerre mondiale, une nouvelle sorte d’humains émerge des champs de bataille : les surhommes. Leur arrivée bouleverse les choses à tel point que les héros du XIXe siècle sont proches de la disparition.

    Le récit s’ouvre en 1938, alors que le monde marche à nouveau vers la catastrophe et que des forces obscures s’opposent, certaines voulant l’avènement du surhomme tandis que d’autres souhaitent défendre une société plus égalitaire. Las, le vieux monde semble vouloir succomber sous les bruits de bottes.

    Scénario Serge Lehman / Fabrice Colin

    Dessin: Gess

    Couleurs Céline Bessoneau

    Editeur: L’Atalante

    Sortie: 2009

  • Sa lecture de l'été?

    A vrai dire, parler de cet ouvrage est presque impossible tant il aborde de concepts. Il s’agit d’un livre aux multiples références, d’un hommage à de nombreuses figures historiques, scientifiques ou littéraires qui se mêlent et se rencontrent dans un combat dantesque. Serge Lehman est imprégné de la littérature fantastique, de romans noirs du XIXe siècle et du début du XXe siècle, de la bande dessinée américaine des pulps aux comics dont les nombreuses références parsèment les planches de la Brigade chimérique. Je vous conseille d’ailleurs de bien ouvrir les yeux et de regarder chaque vignette avec la plus grande attention, vous croiserez une multitude de personnages qui vont de Superman à The Shadow en passant par…Kafka.

    Les références sont tellement abondantes qu’on peut relire sans peine cet ouvrage plusieurs fois de suite tant il est dense. Pour ceux qui, comme moi, aiment bien en savoir plus, les auteurs ont prévu en fin d’ouvrage tout un appareil critique avec des notes explicatives qui explicitent chaque détail et chaque personnage, ce qui est fort utile !

    Si vous aimez l’Histoire et particulièrement celle du XXe siècle, vous serez servis. Le contexte historique général est le même que le nôtre même si les principaux dirigeants du monde sont des allégories représentés par des surhommes ou des concepts collectifs. Là encore, les auteurs mélangent la réalité et la fiction si habilement qu’on a parfois du mal à démêler ce qui relève de l’un ou de l’autre.

    Attention, La Brigade Chimérique est un ouvrage tragique qui mène le lecteur inéluctablement de Munich à Auschwitz mais ce livre est profondément philosophique, hyper référencé et d’une beauté graphique qui rappelle l’univers de Mike Mignola.

    Pour l’apprécier pleinement, il est préférable d’avoir une bonne connaissance en Histoire générale, en histoire de la littérature populaire – romans, pulps et comics – et quelques notions de philosophie. Pourtant, on peut aussi lire ce récit de manière plus « première degré » même si on passe à côté des multiples pépites parsemées tout au long des pages.

    La Brigade Chimérique restera sans aucun doute une de mes lectures les plus marquantes en bande dessinée, je ne saurais donc trop vous le conseiller !

Je remercie encore mes compatriotes qui ont bien voulu participer à cet exercice et je vous invite vivement à cliquer sur leur noms au dessus pour découvrir leurs blogs mutuels si vous ne les connaissez pas déjà!

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