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Lazarus fait partie du trio de lancement du nouveau Glénat Comics et, si l’on avait parlé lors de mini review sur facebook de l’intérêt que l’on pouvait voir à cette série, aujourd’hui avec la version reliée, on va vraiment pouvoir en parler. S’il s’avère que vous aimez un tant soit peu l’espionnage, et ce qui s’y rapporte, Lazarus est fait pour vous mais il peut plaire aussi aux autres, et c’est là que cette parution tape fort. Lazarus, c’est le genre de lecture que l’on commence et qu’on arrête, une fois qu’il n’y a plus rien à lire. Si sur Comics Ovore, nous avons pour l’instant adoré plus que tout Sex Criminal et nous l’avons encensé pour faire valoir que Glénat Comics revient avec du neuf, frais, divertissant et surtout ils nous prouvent qu’ils en ont cette fois ci sous le coude.

Lazarus, c’est la série où j’ai eu du mal à me décider de la prendre au démarrage ou pas ! Puis lors de la récupération de mon Sex Criminal, j’ai littéralement craqué tout simplement car que le duo Rucka / Clark est quasiment parfait à l’instar de Brubaker / Epting, ce sont des duo qui marchent du tonnerre de dieu et les revoir ensemble est quasiment l’assurance d’avoir un bon Comic-Book.

Chaque lecture passée de Greg Rucka a été une vraie aventure poignante, généralement du début à la fin, avec des tensions, de l’espionnage et toutes ces petites choses qui font que l’on a envie d’y revenir, de Whiteout en passant par Queen & Country, sans oublier Gotham Central aussi ou même chez le même éditeur : Wonder Woman Hiketeia, et je vous passe les Elektra, Daredevil, Ultimate Daredevil & Elektra, Spider-Island, Detective Comics, Batman / Huntress,  Adventure of Superman, …

Ce qu’il faut savoir avant de partir en guerre familiale :

LazarusLazarus : La main qui frappe et le bouclier qui protège…

Dans un futur proche et dystopique, les gouvernements ne sont plus que des concepts archaïques : le monde n’est plus divisé par zones géographiques mais par frontières financières. La richesse est synonyme de pouvoir, mais elle n’est l’apanage que d’une poignée de familles qui la conservent jalousement. Le reste de l’humanité peut bien aller au Diable… Dans chaque famille, une personne est élue pour subir un entrainement intensif, et obtenir le meilleur de ce que l’argent et la technologie peuvent offrir. Cette personne est à la fois la main qui frappe et le bouclier qui protège ; le représentant et le gardien de son clan, son… Lazarus ! Dans la famille Carlyle, le Lazarus est une femme, sexy et redoutable, baptisée Forever. Laissée pour morte dans un combat sans merci, Forever ne devra son salut qu’à ses insoupçonnables ressources. Mais est-elle prête à affronter la vérité ? Ceci est son histoire…

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Scénario : Greg Rucka
Dessins :Michael Lark
Editeur :Glénat
Collection : Glénat Comics
Sortie : 2015

 

Une famille = Un Honneur !

LazarusOn pourrait se dire que Greg Rucka a l’habitude de traiter ce genre de sujet et que l’on pourrait avoir peu de surprises au premier abord. Pourtant malgré le pitch plutôt simpliste comme cela, Rucka assure encore une fois de plus et mène la barque de son récit de façon à tenir le lecteur en haleine sans arrêt. On pose les bases en intro puis on laisse part à une histoire dans un milieu violent où la trahison est le maître mot, mais Lazarus, ce n’est pas que cela, c’est bien plus. C’est l’avènement d’une héroïne qui n’a rien demandé à personne, qui est juste le Lazare de sa famille. Ce qui surprend, c’est le rythme qu’impose l’air de rien Rucka par rapport au reste de ses récits souvent beaucoup plus posé, un rythme qui est là et dont on ne se rend pas compte au final, car la lecture se fait d’une traite tellement elle est bonneLazarus. Ce qui est toujours fort avec Rucka et ce Lazarus en est la preuve encore une fois, c’est qu’il sait rendre des héroïnes fortes, alors certes, c’est beaucoup plus violent ici, mais j’y vois certains clins d’œil à Tara Chace de Queen & Country dans la volonté de toujours avancer peu importe les circonstances et les embûches !

Et comme à son habitude Rucka rend la surface de son récit plutôt froide pour au final se concentrer sur l’antre des personnages et du récit afin de donner aux lecteurs une certaine tension qu’il ressentira au fur et à mesure du récit pour finir sur de grosses révélations et un beau cliffhanger. Le seul bémol que l’on pourrait y mettre, c’est que, malgré une construction du récit très bien ficelé, un perso attachant (pas au premier abord) et j’en passe, on a sur ce premier tome en fait : pas de réel surprises en soi ! Tout se déroule de façon très rapide, le lecteur reste accroché mais ne sera pas non plus hyper surpris. On attend la suite avec impatience néanmoins pour voir ce que Rucka fera !

 Sombre et Violent

Quand la violence n’est pas écrite, elle est visuelle sans pour autant baigner dans le bain de sang (enfin si parfois), Michael Lark sait où taper pour faire mal et avoir cette impression d’ambiance mafieuse malsaine omniprésente tout le long du récit. Un coup de maitre ici puisque, le récit de Rucka est incroyablement mis en image par Lark comme on a pu le voir par exemple sur Gotham Central.

L’avantage de Lark sur ce genre de récit est d’avoir un ensemble très cohérent tant sur le plan réaliste des personnages que sur les scènes de combats qui n’exagèrent jamais vraiment trop et rentrent parfaitement dans un récit clair / violent / réel plus que dans l’héroïsme pur et dur à 2 francs.

Lazarus

Ce qui est paradoxal sur Lazarus c’est que le trait de Lark alterne entre fin et gras afin de souligner pour le premier les scènes de combat dignes de séries telles qu’Alias, Black Widow etc et pour le second appuyant le côté sombre et malsain de l’ouvrage. D’ailleurs il me semble important de parler du travail d’encrage derrière cette série qui est magistral à mon sens, Lazarus n’a rien à envier aux grosses productions de par exemple Bermejo sur ce point. Et on notera également un soin particulier sur les couleurs faites par Lark lui-même et Arcas qui manipulent leur palette comme personne donnant une réelle immersion aux lecteurs dans certains paysages.

Lazarus

On parle trop peu souvent du travail de coloriste dans les comic-books et il est important de le noter pourtant car c’est lui qui donne de la plus-value à l’ensemble aussi du récit et caractérise ce que le dessinateur met en avant !

Forever mon Lazare

Il n’y a pas à dire Glénat est revenu comme il se doit ! Et quand vous tenez entre vos mains Lazarus vous comprenez pourquoi ! Pourtant ce titre n’est pas à mettre dans toutes les mains justement, cette série est clairement destinée à un public averti qu’on se le dise, pourtant, il serait bête de s’en priver tellement le titre est poignant ! A suivre très rapidement !

Ecrit par: Robin M
Mise en page par: Robin M
Corrigé par: Sonia D
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