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Parfois ça fait Huck!

Le Millarworld représente ce que veut mettre en place l’auteur tant acclamé par certains et décrié par d’autres,. Avec souvent des scénarios qui fonctionnent, mais est-ce qu’on les retient ? Là est toute la question et si l’on peut reprocher quelque chose à cet auteur c’est bien ça !

Avant de rencontrer Huck, ce qu’il faut savoir :

  • Fiche Technique

    Le pompiste Huck mène une vie tranquille. Sil possède de fantastiques pouvoirs, il les utilise discrètement pour faire le bien autour de lui. Mais un jour, ses dons sont révélés et lhomme devient le centre de toutes les attentions.

    Scénario:Mark Millar

    Dessin: Rafael Albuquerque

    Editeur: Panini Comics

    Sortie: 2017

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Huck Me…

Commençons par ce qui m’a immédiatement plu avec Huck: Le Dessin d’Albuquerque!

Voilà, c’est tout!

Blague à part, c’est clairement la première chose qui attire l’oeil. Le trait d’Albuquerque que l’on a pu découvrir il n’y a pas si longtemps que cela en France avec American Vampire et 2 Guns. Ensuite nous l’avons revu plus récemment sur Animal Man, Avengers Now ou encore Ei8ht. Si l’on commence à connaître le monsieur dans notre pays, il faut reconnaître que ce n’est pas encore le grand nom qui fait acheter à la première apparition. Mais que vaut le nom sans le talent?

Et croyez moi Albuquerque a du talent et à revendre, son trait colle parfaitement au récit de Millar. (Petit aparté, une chose de sûre, c’est que Millar sait s’entourer pour chacun de ses récits !) Son style est hyper percutant dans les scènes d’action, permettant de suivre parfaitement la narration visuelle.

Mais graphiquement, Huck c’est aussi un coloriste en or, sublimant le dessin de Albuquerque. Le nom de ce coloriste: ?Dave McCaig. Je me répète depuis le temps, mais clairement on parle trop souvent des dessinateurs sans mettre assez en avant ceux qui nous permettent parfois d’apprécier encore plus une histoire ou le trait de notre dessinateur préféré.

Pour finir, c’est clairement ma came Huck visuellement parlant, les traits fins d’Albuquerque et les couleurs de McCaig  mettent en avant le dessinateur et rendent un ensemble propre, plaisant à regarder. (Plaisant j’ai dit ? Ça déboîte plutôt !)

What the Huck ?!

En effet là ou le comic ici présent pêche clairement, c’est le scénario de Millar. C’est un auteur qui selon moi est clairement surestimé et malgré des scénarios qui tiennent la route et dopés à l’action “made in testostérone” à tout bout de champ, il faut reconnaître que le Millar de 1985, Red Son, The Authority ou encore Ultimates s’est essoufflé depuis belle lurette…

Si j’avais adoré Empress à sa lecture, je dois admettre que Huck m’a fait relativement plu mais au final je me demande ce que je vais en retenir d’ici quelques mois, et la réponse est claire : RIEN. (Comme tous ses derniers récits depuis quelques années.) Loin de moi l’idée de dire que ses récits sont mauvais, mais c’est qu’ils fonctionnent plutôt comme un blockbuster que l’on apprécie avec du pop-corn mais que l’on aura oublié au quand le suivant sera sorti.

Et malheureusement, c’est encore le cas sur Huck. Pourtant tout fonctionne, du héros malgré lui, au passage émotionnel en passant par la représentation de certaines valeurs (comme l’entre aide). Mais malheureusement tout cela n’arrive pas en faire un scénario mémorable, ni non plus un excellent scénario, on reste dans le standard.

To Huck, or not to Huck ?

Histoire

Si l’ensemble marche très bien, que tout va à 100 à l’heure et ne laisse au final peu de place au final pour le repos, il faut se rendre à l’évidence, trop c’est trop. Pour moi ce n’est pas encore la goutte d’eau faisant déborder le vase à l’effigie de Mark Millar, mais on s’en approche dangereusement. Tout est trop convenu, du scénario dans son ensemble aux moindres tentatives de subtilité et de surprise. Plus le temps passe, plus Millar me déçoit,  donnant l’impression qu’il se repose sur les lauriers de ses succès précédents.

Dessins

Graphiquement Albuquerque sauve le navire, et  heureusement car il sublime le récit banal de Millar, tout en lui donnant de l’émotion. Bien évidemment comme j’ai pu le dire plus haut, le travail du coloriste: McCaig accentue également cet aspect et crédibilise le dessin !

Général

Dans son ensemble Huck est une bonne lecture et c’est là ou cela peut paraître contradictoire avec la note de la parrtie “Histoire”, mais au final pas tant que ça, puisque l’on lit cette histoire comme on verrait un film à grand spectacle, un truc qui marche, avance sans arrêt et bien construit en amenant le lecteur là ou il faut sans aucun soucis.

Mais puisque tout est tellement prévu, le lecteur n’aura pas de réelle surprise. L’ensemble scénaristique est trop téléphoné pour qu’on puisse apprécier la lecture comme il se doit. Et je trouve ça vraiment dommage car meme si je ne cherche pas à être surpris à chaque récit, Millar m’a habitué à mieux et surtout se conforte dans un style qu’il maîtrise mais ou il n’a plus grand chose à dire je pense.

 Ecrit par: Robin M
Mise en page par: Robin M
Corrigé par: Marina V
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