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Pretty Deadly #1

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LETTER 44 1Après une première salve très bonne de la part de Glénat Comics avec Sex Criminals et Lazarus (désolé nous n’avons pas lu Drifter), l’éditeur revient en force pendant ce mois de juin estival avec encore une fois 3 parutions, un one-shot avec Furious et 2 nouvelles séries que sont Letter 44 et Pretty Deadly. Si sur Furious et Letter 44, nous avons apprécié les lectures malgré certaines banalités parfois, Pretty Deadly est … après recul parfois un peu pareil, mais marche tellement mieux, on est véritablement happé par l’ambiance qui s’en dégage !

Mince, je suis en train de vous faire la review dans l’intro

Sex CriminalCe qu’il faut noter, c’est qu’à l’instar de Lazarus, la femme a une place importante dans ce récit et bien plus qu’il n’y parait. Et quoi de mieux qu’un duo d’Eve pour mettre cela en avant, surtout que si Emma Rios, n’est pas encore très connue chez nous, le nom de Kelly Sue Deconnick, ne peut vous être inconnu puisqu’elle signe actuellement la Captain Marvel, qu’elle s’est occupé de Avengers Assemble, ou encore de Ghost chez Dark Horse. Et puis pour vous donner un autre nom : c’est la femme de Matt Fraction, tiens Matt Fraction : Sex Criminals chez Glénat aussi ! Miser donc sur une scénariste de cette trempe était « facile » à contrario d’Emma Rios qui est pourtant bourrée de talent, qui nous l’avait prouvé sur Strange dans la collection Season One et qui le prouve 1000 fois plus ici ! C’est un vrai festival pour les yeux !

Sur un air d’Enio Morricone, ce qu’il faut savoir avant de lire Pretty Deadly :

Pretty Deadly (5)Un récit sauvage qui combine habilement le western et l’horreur. Oyez le chant de Ginny Face de Mort : Si l’on t’a fait du tort. Prononce son nom. Chante ce chant. Ginny chevauche le vent. Vers toi, mon enfant… La Mort chevauche le vent.

Ginny est la fille de la Mort, au visage marqué des stigmates de son père. Elle chevauche son destrier de fumée à travers un Ouest sauvage et sans concessions où magie et poudre ne font pas forcément bon ménage. Dans la cruauté d’une Amérique qui se cherche et se construit dans le sang et la violence, Ginny traque les pécheurs, les coupables. Mais au terme de sa quête de vengeance, saura-t-elle aller jusqu’ au bout pour affronter son propre destin ?

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Scénario : Kelly Sue Deconnick
Dessins : Emma Rios
Editeur : Glénat
Collection: Glénat Comics
Sortie : 2015

Fuir la mort !

Pretty Deadly (1)Si Kelly Sue Deconnick nous a prouvé plusieurs fois qu’elle savait raconter une histoire banale en surface mais tellement bien contée que l’on oublie le reste, et bien la scénariste réitère avec Pretty Deadly et si bien que l’on finit la lecture d’une traite et en se disant : « Bah et alors le tome 2 ». C’est tellement bien fait que chaque début de chapitre prend un récit raconté d’une façon très onirique, pour par la suite avancer dans l’histoire afin que le lecteur s’y plonge (les fans de la série « How I Met your Mother » comprendront de quoi je parle) et finir chaque chapitre avec un VRAI Cliffhanger, si Pretty Deadly était une série, ce serait une série tellement efficace à l’instar des grandes actuelles telles que par exemple Game of Thrones où chaque fin vous fait attendre le prochain épisode avec impatience, Pretty Deadly fait partie de ce genre de lecture.

Pretty Deadly (2)On notera aussi que la scénariste se balade allégrement entre les différents styles que sont le Western et l’Horreur / Fantastique sans jamais en faire trop, sans jamais se perdre non plus, pour rendre un tout très cohérent l’air de rien avec des références, non pas des moindres comme Kill Bill de Tarantino pour le personnage de Ginny (héroïne), avec des soupçons de True Grit parfois pour la partie Western, des films qui sont des références dans leur genre.

Il faudra faire avec un récit qui après coup est plutôt banal en fait, mais marche tellement bien, qu’à chaque révélation et il y en a pour un premier arc, on se dit : « Ah ouais trop cool ! » et c’est d’une redondance plutôt jouissive au final ! Tout cela marche vraiment parfaitement dans ce récit.

Le vent souffle pour Emma Rios !

Si Emma Rios avait été une découverte sur le Season One de Strange, à l’époque déjà, j’avais pris une belle claque avec  son style qui se voulait dynamique à souhait, un style sévèrement burné pour une jeune artiste au final, j’avais simplement eu un regret sur la colo à l’époque que je trouvais jolie mais souvent trop vive et parfois agressive à l’œil.

Et c’est suite à cela que je me suis fait la réflexion : «  dès à présent il faut que je suive de très près cette « jeune artiste» et quand j’ai vu que Pretty Deadly sortait chez Glénat, j’avoue que j’étais un peu comme un enfant à Noël !

Pretty Deadly (3)

Ici, on est aux antipodes de ce qui avait été fait sur Strange, avec un trait, bien plus propre et maîtrisé et surtout un découpage qui appuie la lecture, avec des cases en longueur permettant une bien meilleure visibilité de l’action ! Chaque scène que met en page Emma Rios est un véritable plaisir pour les yeux puisque qu’en plus de faire un travail admirable sur la mise en scène du récit de Kelly S Deconnick, elle détaille bien plus qu’avant pour le plaisir des yeux encore une fois. Je pense particulièrement aux pages avec les papillons par exemple, mais sachez que l’ensemble de l’ouvrage est ultra beau !

Son travail sur Pretty Deadly est tout bonnement formidable !

La mort est si belle

Pretty Deadly (4)Si parfois j’ai des comic-books que j’encense pour telle ou telle raison, ici, il faut être franc 5 minutes, Pretty Deadly est mon coup de cœur pour l’instant en 2015, à l’heure où j’écris ces lignes, c’est-à-dire surtout 2 jours après lecture, je n’ai qu’une envie, c’est de me replonger dedans. Le plaisir de lecture a été monstrueux comme rarement et je ne peux que vous conseiller cet ouvrage !

Surtout que si l’on regarde du côté de l’éditeur le boulot est parfait de plus, (cela fera plaisir à certains) chaque issue est chapitrée et en plus, chaque nouveau chapitre présente la double couverture d’Emma Rios. Allez car tout ne peut pas être rose, ces doubles pages sont parfois gênantes en effet, d’une telle beauté, on a tendance à s’arrêter trop longtemps dessus !

En bonus, vous trouverez un carnet de la scénariste et toutes les variantes cover de la VO, certaines passent mieux que d’autre, mais on ne va pas chipoter sur un bonus vu comme ce volume est bon, hein ? Non, moi je vous le dis, on ne chipotera pas dessus !

Ecrit par: Robin M
Mise en page par: Robin M
Corrigé par: Sonia D
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