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Velvet est une belle réponse à ceux qui pensent que Delcourt comics ne surfe que sur les titres de Robert Kirkman, le papa de Walking Dead. Ici, c’est le travail d’Ed Brubaker qui est mis en avant, ce scénariste bien connu des amateurs de comics, notamment pour son run sur Captain America ou, si vous préférez DC, pour des titres comme Catwoman. Pour Velvet, Brubaker retrouve au dessin son complice Steve Epting. Autant dire qu’avec une affiche pareil, on n’hésite pas longtemps avant de se ruer sur ce titre.

Delcourt publie d’ailleurs d’autres titres d’Ed Brubaker, notamment Fatale et on est bien loin des histoires de Zombies de Kirkman avec ces propositions très différentes. Comme toujours, la qualité de l’édition est à souligner, le volume est beau, la qualité du papier est au rendez-vous et Velvet est chapitré, que demande le peuple !

Ce qu’il faut retenir avant de côtoyer des espions:

velvet-1Le personnage principal est une femme, Velvet Templeton. En apparence, Velvet est la secrétaire du directeur d’une agence de services secrets, son travail est donc tout ce qu’il y a de plus administratif. Une nuit, elle est réveillée par une mauvaise nouvelle émanant de l’Agence : l’un des espions est mort sur le terrain. L’Agence est en ébullition et soupçonne une trahison en interne. Velvet est personnellement touchée car elle fut l’amante de l’espion assassiné. Par un affreux concours de circonstances, Velvet se retrouve piégée et accusée de meurtre et de trahison. Elle doit fuir, une longue traque commence, semée d’embuches et d’interrogations.

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Scénario : Ed Brubaker
Dessins : Steve Epting
Couleurs: Elizabeth Breitweiser
Editeur : Delcourt
Collection: Contrebande
Sortie : 2014

My name is Templeton, Velvet Templeton

Oui, Velvet rappelle à bien des égards l’univers de James Bond avec des références évidentes aussi bien dans le look des agents secrets que par l’usage des voitures à gadgets. L’histoire se déroule sur fond de guerre froide dans les années 1960, le monde est encore divisé en deux blocs et Brubaker sait très bien rendre cette ambiance propre aux histoires d’espionnage sans tomber dans le cliché.Velvet-2

Toutefois, ici, on inverse clairement les rôles. Le personnage féminin n’est pas un faire-valoir mais l’héroïne de l’histoire. Qui plus est, Velvet n’est pas une pin-up de vingt ans à gros seins sans cervelle. C’est une femme mûre, élégante mais aussi l’une des meilleures espionnes de l’Agence, qui sait se tirer de toutes les situations en alliant les meilleures techniques de combat à une intelligence supérieure. Ce premier volume présente un personnage presque sans émotion dans la première partie mais qui révèle ses failles petit à petit.

Velvet, nid d’espions

Velvet 3

Velvet réjouira vraiment les amateurs de romans d’espionnage en reprenant tous les codes du genre et en y ajoutant une intrigue complexe et bien ficelée. Le lecteur n’a pas le temps de souffler, il suit – comme il peut – Velvet dans les courses poursuites multiples qui s’enchainent de par le monde de New York à Monaco en passant par la Yougoslavie ou les Bahamas. Inévitablement, on y rencontre des espions soviétiques, des baroudeurs à leur compte, des mercenaires ou des mafieux sans scrupules. Les espions conduisent des voitures de sport suréquipées, des motos rutilantes et provoquent des accidents spectaculaires.

Velvet 4 (1)Les morts s’enchainent sur toute la surface du globe alors que le mystère s’épaissit…qui est vraiment un agent d
uite et vu le suspense qui règne en fin de volume, vous n’aurez guère d’autre choix que de vous saisir du suivant. Il vaut mieux ne pas être distrait pour bien saisir l’intrigue car Brubaker adore perdre son lecteur dans une histoire assez complexe, mais après tout, c’est pour ça qu’on aime Velvet aussi.

L’espion qu’on aimera

Velvet est une belle surprise tant sur le plan scénaristique que sur le plan graphique, le duo Ed Brubaker / Steve Epting fonctionne toujours aussi bien et rendent avec justesse l’ambiance de ces romans d’espionnage comme on les aime. Ils savent aussi bien rendre réalistes les scènes de poursuite que les discussions feutrées dans les bureaux de l’Agence, on pourrait mettre sentir les effluves de la pipe du directeur – qui a un petit air de Wilson Fisk barbu. Si l’on s’amuse de l’allure des espions carrément pompés sur Roger Moore pour certains – mais c’est tellement sympa en même temps –  on prend plaisir à suivre Velvet dans son périple et sa quête de vérité, sa personnalité se révélant peu à peu tout au long de l’histoire.

Bref, vous avez compris, j’ai beaucoup aimé Velvet et je remercie Delcourt comics pour ce titre dont le tome 2 devrait arriver dans les prochains mois. Attention toutefois, si vous êtes allergique aux espions, passez votre chemin, pour les autres, foncez !

Ecrit par: Sonia D
Mise en page par: Robin M
Corrigé par: Sonia D
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